Le projet de loi sur la bioethique doit autoriser la PMA a l’integralite des femmes.

  • 〜によって Ran1999
  • %s前
  • 未分類
  • 1

Le projet de loi sur la bioethique doit autoriser la PMA a l’integralite des femmes.

Celles qui se lancent sans compagne ni compagnon dans la maternite sont pourtant i  nouveau stigmatisees. Elles temoignent.

Elles n’en vont pouvoir plus de votre flirtymature rencontre gratuit chanson, Elle a fera votre bebe toute seule. Elles n’ont pas grand chose contre Jean-Jacques Goldman, mais il faudrait arreter d’associer leur maternite de quadras celibataires a celle des femmes des annees 80.”J’ai generation des feministes post-68, meres et battantes, voulaient prouver qu’elles pouvaient se passer des hommes, explique Audrey Page, 41 annees, enceinte de 6 mois. Ce n’est gui?re mon cas.” “encore, nous sommes celibataires, mais nullement seules, rencherit Isabelle Laurans, 45 ans, maman d’une fillette de 4 annees. Nous sommes entourees avec des familles, des couples d’amis, les potes.” Donc on oublie Goldman, en attendant une autre chanson – de Clara Luciani peut-etre ? – concernant ces maternites passees au second plan pendant le debat via la PMA Afin de l’ensemble de.

“Le celibat, un statut transitoire”

Les celibataires qui souhaitent avoir acces en France a la PMA auraient aime etre plus entendues, mais cela s’avere ardu car elles ne sont jamais federees. Le stigmate du celibat ? “A 40 annees, i  mon sens, n’avoir ni conjoint ni enfant, c’est legerement la honte”, explique Audrey Page. Dans l’inconscient collectif, “les celibataires sans enfant seront effectivement vues comme trop exigeantes, inconstantes ou carrieristes”, confirme Virginie Rozee Gomez (1), sociologue a l’Institut national d’etudes demographiques (Ined). Depuis qu’Audrey Page a annonce sa grossesse et explique “qu’il n’y a aucune papa”, on lui renvoie “soit qu’elle reste une pauvre fille, incapable de garder un homme, soit qu’elle est une Amazone anti-homme” . J’ai realite est a Notre fois plus facile et plus complexe. Audrey n’a jamais ete souvent celibataire.

Elle a vecu deux belles histoires avec des hommes, deja peres, qui ont mis du temps a lui dire que, finalement, ils ne voulaient plus d’enfant. Notre premier le lui a annonce votre matin au reveil, apres deux annees de vie commune avec ses trois enfants a lui. Elle avait 34 annees, elle est partie. “Je l’ai vecu comme une double peine : perdre l’homme que j’aimais et me retrouver dans la zone rouge en fertilite.” Notre deuxieme ne lui a pas dit non, mais il l’a quittee. Elle avait 40 annees. “L’ambivalence des hommes qui regardent les femmes de 35 annees sans enfant, mais qui trouvent celles de 38-40 ans trop compliquees parce qu’elles n’en ont pas, on en cause ?” Entre les deux, elle avait fera vitrifier des ovocytes a Barcelone. A 40 annees, elle a commence un parcours de PMA a rebondissements en Espagne. Son bebe pourrait naitre le 24 decembre, cela amuse nombre son psy.

“Nous anticipons Afin de avoir les fonds de votre projet de famille”

“Audrey a eu tous les hommes qu’elle voulait”, confie le amie de vingt ans. Si elle avait souhaite Realiser 1 enfant seule, elle aurait arrete la pilule, piege votre amant tout d’un jour. Mais votre qu’elle desirait, c’est un bebe de l’amour. “Ces femmes qui partent faire des PMA a l’etranger ont interiorise la norme de l’union heterosexuelle concernant fonder une famille, explique Virginie Rozee Gomez. A tel point qu’elles ont attendu qu’un homme soit en phase avec leur desir d’enfant. Or, soit elles ont connu une conjugalite chaotique, soit le projet a deux n’a jamais tenu, ainsi, elles se paraissent retrouvees a 35-40 annees pressees par leur horloge biologique. C’est une maternite” en solo “par defaut” souligne la sociologue Dominique Mehl (2), directrice de recherche au CNRS. “Elles s’y resignent apres avoir renonce a l’enfant de l’amour, au couple parental. Neanmoins, elles continuent de croire au prince bel.”

L’histoire de Claire, comme, fait rever ses potes. Elle a congele ses ovocytes a 37 ans, faute d’un homme au sein d’ sa life. “Ca a apaisee quelques annees. Et, a 41 ans, un ete ou J’me sentais en forme, J’me suis decidee.” Elle a choisi un donneur sur catalogue. En parallele, elle est tombee amoureuse. Elle reste partie a Londres Realiser une FIV (fecondation in vitro). Elle en a informe l’homme qu’elle venait de accoster. Elle est revenue enceinte. L’amoureux est reste. Ils vivent en tribu recomposee avec ses trois enfants a lui et ses jumeaux a elle. “Celibataire, J’me sentais hors cadre, marginalisee. Je suis revenue dans la norme”, analyse-t-elle, a 44 ans. Ses parents, bourgeois, catholiques, sont ravis. “Ma mere, ultra BCBG, milite limite pour la PMA.” Claire, directrice de la marque de cosmetiques, ne le cache pas : “Les premiers mois, pour ne point i?tre zinzin, j’ai pris une nounou la nuit, mais c’est un engagement financier important.”

De le cote, Audrey, directrice marketing dans le luxe, a pu s’entourer d’un “ecosysteme PMA”(psychologue, osteo, acupuncteur. ), en plus des 30 000 euros depenses pour la clinique privee et les allers-retours a Barcelone. L’autre jour, au cours d’un apero dans le e arrondissement, elles se paraissent retrouvees a quatre meres celibataires dans la cuisine. Toutes ont concu a l’etranger grace a un don de sperme, un double don (sperme et ovocytes) ou un don d’embryon. “Plusieurs deputes se sont inquietes que nos familles viennent grossir les rangs des familles monoparentales precaires, observe Isabelle Laurans, cofondatrice de l’association Mam’ensolo. Mais nous n’avons pas la aussi histoire que les meres qui se retrouvent soudain seules a elever leurs bambins. Nous savons que nous serons seules, et nous anticipons Afin de etre sures d’avoir la faculte de ce projet de famille.” Elle-meme enseignante, elle semble s’i?tre imposee de reussir l’agregation avant de partir en Belgique faire une FIV.

“Elles se mettent la pression Afin de etre de bonnes meres”

J’ai sociologue Virginie Rozee Gomez, de l’Ined, a invente le concept de “monomaternite”. “Mes familles monoparentales sont bon nombre un moment issues de la rupture, de la separation, d’un divorce, tout d’un veuvage, avec le trauma et les baisses de niveau de vie que i§a implique, explique-t-elle. Ce n’est nullement l’eventualite des monomaternites qui disposent, via ailleurs, d’un certain capital socioculturel et economique. Cela n’y a aucun raison qu’elles se retrouvent dans une position de vulnerabilite.” Accusees d’etre egoistes quand elles n’avaient pas d’enfant, et de l’etre encore quand elles font des enfants seules, ces quadras se “mettent beaucoup la pression Afin de etre de bonnes meres”, estime Isabelle Laurans.

ディスカッションに参加する

Compare listings

比較